Archives de catégorie : 1er Voyage 2009

Je me lance 2009

Aujourd’hui est un grand jour, je me lance dans le blog.

Envie profonde de faire partager ma prochaine aventure : Madagascar.

Depuis maintenant des dizaines d’années (j’ai 56 ans) je rêve de ce pays, en septembre le 14 pour être précis je m’envole pour ce voyage. Ma préparation a été axée sur le coté mécanique, santé, et paperasses.

  • Coté mécanique la location sur Tamatave d’une moto 125cm3 chinoise de marque Lifan dont la réputation n’est pas fameuse, avec dans mes bagages de bons pneus, chaine, pignon, couronnes ,bougie… afin de lui redonner une certaine fiabilité avant le départ.
  • Santé avec visite chez le médecin pour tout anticiper (du moins j’espère)
  • Paperasse : le passeport, permis international, le visa (seulement à l’arrivée à l’aéroport de Tamatave) et bien évidement un billet AR d’avion sur la compagnie Air Austral.

Petite précision pour moi comme pour d’autres cette aventure est  faite pour aller à la rencontre des malgaches, de leur culture ,des paysages de l’ile rouge, et aussi pour faire le point avec m  oi même (c’est toujours très utile)

Si tout va bien 2009

Je souhaite effectuer un périple sur cette grande ile allant de Tamatave, port industriel du nord est, jusqu’à Tuléar au sud ouest, port de pêche le long du canal du Mozambique.

Pour ce faire, je vais emprunter la célèbre RN7 pour l’aller et pour le retour un parcours de pistes de sable longeant la côte ouest.

J’espère pouvoir faire étape à Bélo sur mer, port de pêcheurs au bout du monde .

Le tout en 1 mois et comme je l’ai écrit dans le titre « si tout va bien » sinon………..

Dur Dur la piste 2009

Depuis quelques jours plusieurs contacts me déconseillent la piste côtière de Tuléar vers Morondava, car le dernier cyclone a beaucoup abimé les pistes.

Si c’est le cas (je verrais sur place ) je trouverai bien un plan B pour continuer mon voyage.

En tout état de cause je souhaite visiter Bélo sur mer et les forets de baobabs (avec l’allée des baobabs)

Oui je sais ! 2009

Oui je sais, cela ne bouge pas beaucoup sur mon blog, en effet il me faut encore attendre 1 mois avant de m’envoler vers Madagascar, et le temps semble long, très long.

En attendant je commence à rassembler mes affaires. Pour ce faire, j’ai mobilisé une petite table et y dépose les objets et paperasses nécessaires.

A oui aussi je me plonge dans un livre sur la compréhension du dialecte Malgache : pas facile cette affaire (J’ai acheté sur le net deux livres ‘genre dictionnaire pratique).

Le parcours prévu

Voici une carte issue de google earth qui donne un aperçu du parcours .

Les points en rouge sont les étapes idéales.

Le long de la côte ouest, il y a deux options en fonction de l’état des pistes :

  • une en jaune le long du littoral
  • et l’autre en vert plus à l’intérieur des terres

Trop et pas assez vite 2009

Et oui c’est toujours le même constat, le temps passe  à la fois trop vite et pas assez vite, car il me faut encore attendre 3 semaines.

Chaque jour je peaufine mon projet et visite le site de Google earth afin de mieux visualiser ce que sera je l’espère mon parcours sur la grande ile.

Cette semaine je me suis focalisé sur une partie du chemin du retour afin de trouver une route correcte, car sur la fin il va falloir assurer, en effet l’avion ne va pas m’attendre…

C’est surtout par les discussions sur les forums que j’ai pu me décider sur cet itinéraire et je dois remercier les contacts des internautes sur Antsirabé qui sont très actifs et de bons conseils (du moins de l’espère)

La médecine 2009

Hier au soir visite chez le médecin: contrôle général et consigne pour le voyage.

Résultat ce matin passage chez le pharmacien pour l’achat d’un bon sac de médicaments.

Il y en a un tout spécialement, qui est précieux de par son prix La Malarone 45.95euros

la boite et il en faut 3 boites, il en faut aussi pour les troubles digestifs, en tout une petite montagne de boite.

Et encore je n’ai rien pour la fameuse grippe h1n1  affaire à suivre

Et si je me présentais !! 2009

Toujours pour patienter avant le départ, je vais tenter de me présenter un peu mieux.

L’âge = 56 ans en décembre prochain, marié avec deux enfants :

Thomas qui a 29 ans et Claire-Lise 27 ans.

Ah j’oublie Urka notre chienne Berger Allemand 6 ans et Teddy notre chat avec 3 pattes seulement.

Mon métier : Horticulteur, je produis des végétaux, plantes fleuries, plants de légumes, arbres et arbustes.

Je me suis installé à Grainville la Teinturiére en 1984, c’est en Normandie dans le pays de Caux et nous travaillons sur cette exploitation à 7 personnes en vente au détail sur place.

En 2002 Thomas nous a rejoins après avoir fait ses études de jardin espaces verts, et Claire-Lise l’a fait il y  3 ans après un parcours en Angleterre et à Vancouver pour parfaire ses connaissances horticoles.

Je roule en moto depuis l’âge de 14 ans avec pour commencer une honda cb350, puis une honda cb750, ensuite une R75/5 Bmw et depuis 2001 une k1200lt Bmw.

J’ai aussi une petite 125 Yamaha SR pour tous les jours.

Cet été j’ai restauré entièrement ma vieille Bmw R75/5, elle est superbe.

J’aime les voyages surtout en moto, avec ma femme nous en avons fait 4 au USA, et aussi le Portugal, le Canada, l’Ecosse, l’Irlande, la Corse, un peu l’Italie, la France métropolitaine bien sûr.

Quand j’étais plus jeune j’ai voyagé en Afrique: le gabon , le Tchad, le Congo….et bientôt Madagascar .

Voilà pour aujourd’hui, à bientôt

Décollage dans 15 jours 2009

Voilà le compte à rebours est lancé, plus que 15 jours et c’est le départ

Je continu de peaufiner les détails avec de nombreux contacts sur le net.

Je vais dès demain préparer une liste des choses à faire avant le départ.

J’ai déjà rempli un petit carnet avec, entre autre le relevé des points de passage GPS sur la piste côtière soit plus de 700km examinée à la loupe (merci Google earth).

Et j’ai fait l’acquisition d’un Gps Garmin venture cx sur Ebay qui doit arriver mercredi ou jeudi prochain.

Voilà pour aujourd’hui

Pour ceux qui souhaite vivre une aventure à Madagascar

A 14 jours du départ pour un voyage en moto sur l’ile de Madagascar, je souhaite faire partager mon expérience avec tous les passionnés.

C’est en 125 cm3 que je vais effectuer ce trip de Tamatave dans le nord-est, vers Tuléar au sud-ouest en remontant par une piste côtière le long du canal du Mozambique.

Si certain d’entre vous s’intéresse à la préparation et à ce voyage je vous invite à me le faire savoir afin d’échanger sur ce blog.

L’oeil du cyclone

Plus qu’une semaine et les préparatifs se font beaucoup dans la tête, ça bouillonne même beaucoup.

Recopier les notes, les adresses et numéros de téléphones utiles.

Revisiter le parcours, surtout celui des pistes,

Relire les conseils des uns et des autres,

Lire les informations sur les sites de nouvelles sur Madagascar, (la vie est toujours très difficile et agitée là bas)

Je verrai bien sur place, enfin voilà, le petit stress du prochain départ.

Les bagages

Je m’applique à préparer mes bagages, en fait un sac à dos et un sac de marin de 20 litres étanche.

Plus les 2 pneus et le casque de moto.

Il me faut bien répartir mes affaires dans les deux sacs, car il y en a 1 qui va en soute et l’autre dans la cabine.

Quand je vois tout le bazar que je dois mettre dedans, je commence à m’inquiéter.

Promis dès qu’ils sont prêts je mets une photo sur le blog

j-2 les bagages sont faits

Pas facile à faire des valises avec tout ce matériel.

En plus je suis limité en poids pour le bagage de soute à 25 kilos.

Le résultat sur la balance ménagère est de 23.5 kg.

Le tout bien scotché et étiqueté pour éviter les problèmes.

Encore quelques bricoles à mettre dans le sac à dos en dernière minute et bye bye les amis ,vive les voyages et bonjour Madagascar.

Les premières nouvelles

J’y suis depuis 4 jours et je ne suis pas déçu, malheureusement les connexions internet sont rares et très lentes.

J’ai effectué plus de 900 km et je suis sur la fameuse RN7, les paysages sont sublimes, mais surtout les gens sont formidables.

Pour les photos il faudra attendre un peu car la machine n’en veut pas.

Mon rêve est en train de se réaliser, avec mille et unes choses par jours étonnantes et fascinantes, je note sur mon petit carnet et m’enivre de tout ses parfums et odeurs.

Les journées sont bien remplies demain je serais dans le massif  de l’Isalo

A bientôt

5 eme jour

 

Enfin une connexion qui a un peu de débit.

La route a été longue et belle de Tamatave à Tuléar avec mille et une choses à voir et à raconter, je ne sais même par où commencer.

La sécurité peut être, elle est très bonne enfin, je me sens en toute sécurité même si il y a de très très nombreux barrages de police, de gendarmerie et de l’armée, le tout étant plutôt conviviale, tout au plus normalement strict.

Ensuite la route : la c’est plus simple elle est magnifique d’un bout à l’autre avec une alternance de paysages assez bleuffants :

  • des forêts,
  • de la montagne,
  • des plaines désertiques,
  • des vallées encaissées,
  • et tout le long des villes et villages pleins d’activités bruyantes et colorées.

Enfin et surtout les Malgaches, ils sont comme leurs pays : surprenants.

Le contact est facile car c’est souvent eux qui souhaite la rencontre, ainsi nous avons ensemble de longues conversations sur leur vie, leur travail, leurssssssss soucissssss.

Dès demain j’attaque la longue piste vers Morondava, j’espère être à la hauteur, c’est une réelle épreuve physique que je m’impose là.

J’ai vu ce matin mon premier BAOBAB c’est un arbre majestueux : j’adore

Des nouvelles de Morondava

Après plusieurs jours en brousse, loin de tout, je suis revenu à un semblant de civilisation : Morondava.

Je confirme mes premières impressions sur ce pays et je suis toujours sur mon petit nuage.

Ce n’est pas maintenant que je vais vous livrer les détails de ce voyage car pour ouvrir cette fenêtre il m’a fallu plus d’une demi heure alors pour le reste c’est trés trés long.

Ne vous inquiétez pas, je note tout sur mon petit carnet.

Malgré tout et en bref, je fais une étape prolongée ici, car il me faut me refaire une santé, ainsi que pour mon matériel, même mes super chaussures Salomon n’ont pas résisté.

Il n’y aura pas de photos car ce PC n’est pas équipé de prise USB.

Je vous salue tous et à bientôt je pars à la recherche d’un PC plus moderne.

Le premier tour de piste

Le premier tour de piste vient de se terminer avec mon retour sur Antsirabé.

Cette expérience a été très très riche pour moi, je raconterais tout par le détail dès mon retour vers un internet digne de ce nom.

Les deux prochaines semaines seront consacrées à la visite plus tranquille du reste de ce beau pays.

Aujourd’hui j’ai traversé un massif montagneux dit des hautes terres, les routes en lacets, les petits villages traversés et les paysages somptueux m’ont littéralement émerveillés.

250 km de pur plaisir.

Il y a un autre plaisir que je ne laisse à personne ici c’est celui de la table : la nourriture est vraiment excellente que ce soit les poissons et les viandes sans oublier les desserts.

J’ai posé mon baluchon à l’hôtel ‘les chambres du voyageur’ pour ce soir et demain soir afin de visiter les environs d’Antsirabé demain.

Ensuite je repars vers Fiana pour prendre le fameux petit train vers l’océan indien. A bientôt sur radio Mada

PS : la moto continu à très bien fonctionner

Le retour au pays

Je vous dois des centaines de milliers d’excuses, je viens de descendre de l’avion qui m’a ramené de ce superbe voyage d’un mois à Madagascar.

Malheureusement je n’ai pas pu vous raconter tout cela car le matériel informatique et les connexions sont là bas d’un autre âge.

Je vais donc dans les jours qui suivent vous faire un bon résumé de ce qui est arrivé pendant ce mois.

Pour vous faire patienter je vous joins quelques photos.

A très bientôt

   

Le premier jour

Roissy et sa foule sont déjà loin après 11 heures d’avion, je suis à la Réunion et son soleil généreux.

Avant d’aller plus loin et bien que je ne sois pas coutumier du fait (pour ce genre de remarque), je vais tirer un coup de chapeau à la compagnie Air Austral : un avion qui sent le neuf, un personnel très sympa, etc…

Je ferme la parenthèse et promis je ne recommencerais plus.

L’escale à la Réunion n’a rien de romantique, bâtiments modernes, bien propres et organisation à l’européenne.

En revanche après un saut de puce d’à peine 2 heures à bord d’un plus petit avion, c’est très différent, d’abord la police et la douane (malgache bien entendu) et ses tracasseries et paperasses + quelques euros pour faire passer le tout et les choses finissent par avancer

Quant au cadre c’est extrêmement vétuste ça donne le ton, dehors c’est le salon de l’automobile des années 60, toutes sortent de vieilles ‘Renault’ sont là à attendre les passagers : ce sont les taxis de Tamatave, les chauffeurs agitent en tout sens les bras pour capter un éventuel client fraichement arrivée.

Après une négociation (indispensable) je fais affaire dans une très très vieilles R9 bleu (que nous appellerions en France : épave).

A bord c’est l’angoisse le chauffeur doit effectuer un véritable slalom pour éviter les trous dans la route, les piétons, les charrettes et tout ce qui y traine.

Un bon quart d’heure plus tard je suis chez Madamoto, le loueur.

Dans une ruelle de terre défoncée, avec une multitude d’échoppes en tout genre qui font penser au moyen âge, des enfants aux pieds nus et souriants, une circulation infernale, bienvenu à Madagascar.

Madamoto c’est un petit atelier et quelques motos, je suis accueilli par une ravissante jeune femme malgache qui est la femme d’Eric le propriétaire de l’entreprise.

Le contact avec Eric est facile et très sympathique, je lui confie les pièces apportées de France, il appelle ses mécanos et me propose un petit tour sur la place pour boire un rafraichissement. Au retour la moto est prête.

Le travail semble bien fait.

La nuit est tombée et je pars à la recherche d’une chambre pour la nuit : ce sera l’hôtel ‘bouffe rapide’ qui est à deux pas de chez Madamoto. Pour 21000 ariary soit environ 8 euros j’ai droit à une chambre correcte, la télévision locale, la douche et le wc privé.

Bravant les consignes de prudence je pars faire un tour de nuit pour mieux comprendre ce quartier de Tamatave.

Très animées les ruelles grouille de monde, ça rit, ça chante, ça cause, ça mange, ça bouge, c’est vivant et le tout dans le noir complet car à part quelques bougies il n’y a pas d’éclairage public.

J’en profite pour gouter à quelques beignets de farine qui feront mon repas du soir.

Tout compte fait j’ai adoré ce petit tour. Au retour à l’hôtel une bonne douche et au lit : quelle journée.

Sur la route d’Antsirabé

En ce 2éme jour, je suis plein d’entrain, j’attaque la route.

Levée très tôt, le soleil se lève vers 5 heures du matin, je me fraye un chemin dans cette ville de Tamatave pour en sortir et trouver la RN2 vers Antananarivo la capitale à environ 390 km.

C’est pas facile car il n’y a aucun panneau indicateur, mais je fini par être sur la bonne voie.

Une station service à la sortie de la ville et je fais le plein quelques litres d’essence à environ 2800 ariary soit 1 euro le litre (c’est très très cher en rapport avec le cout de la vie ici).

Le temps est beau, la vie est belle et les premiers km sont avalés avec énormément de plaisir.

Peu après un barrage de gendarmerie avec une herse en travers de la chaussée me donne quelques frayeurs, en fait c’est avec un salut amical que l’on m’invite à passer.

La route est magnifique (je vais devoir utiliser souvent ce qualificatif car c’est aussi très souvent qu’il y aura de magnifiques choses a voir). Sinueuse, en bon état, traversant des forets de bananiers et d’arbres du voyageurs avec de nombreux villages

très pittoresques. C’est un régal

 

Sur la route d’Antsirabé suite

Le ravenala appelé aussi l’arbre du voyageur car il offre toujours dans le tronc un peu d’eau pour les voyageurs. Il est partout présent sur cette route du nord ouest.

En fin de matinée, j’arrive dans Antananarivo ou à la Française Tananarive.

Ce qui choque en entrant dans cette ville c’est la pollution.

Des centaines de voitures et de camions crachent des nuages de fumée écœurants. C’est la vétusté de ce matériel roulant qui est responsable de cette horreur, les taxis sont tous des antiquités, 2CV, diane et 4 L

 

Je me sens immédiatement mal à l’aise dans cette circulation en tout sens, bruyante et tout cette agitation me pousse à fuir vers la ville d’Atsirabé à 200 km plus au sud.

C’est assez tard dans cette première journée que j’arrive enfin à destination.

Mon choix pour la nuit se porte sur un hôtel du nom de « Les chambres du voyageur », un superbe établissement qui après cette folle journée de route me gêne un peu par son confort, mais me rassure pour le repos dont j’ai besoin.

Le soir venu je vais errer dans les rues à la recherche de cette vie Malgache que je commence à apprécier, comme sur Tamatave la ville est agitée en tout sens, les petites échoppes sont bondées et je prends mon repas dans un « hotély’, petite gargote très populaire où l’on y sert un plat simple de riz accompagné d’un peu de viande (très peu) ou de poisson, voir des légumes. Mais c’est l’un ou l’autre, est aussi servi une coupelle de jus de cuisson du riz aromatisé avec des épices locales, c’est excellent et tout cela à la lueur d’une bougie, et je suis ravi de ce premier contact avec ce style de vie, il va faire école dans les jours prochains c’est sûr.

National 7

La National 7 est un des grands axes de circulation de Madagascar et aussi une des routes en très bon état.

Sur plusieurs centaines de km, elle traverse des régions avec des paysages sans cesse changeants.

En ce nouveau matin et toujours de très bonne heure je reprends la moto pour me rendre à Fianarantsoa, ville du centre est de l’ile rouge.

Les quelques heures passées à conduire sur cette route sont un véritable régale, avec l’envie de s’y arrêter tous les cinq minutes tant il y a à voir.

 

En fait la vie de ces campagnes est organisée autour de cet axe la nationale 7, on y vit, mange, travail, s’y amuse, plus tard j’irais voir ce qu’il en est au delà de cette route en empruntant les pistes qui mènent dans les village les plus reculés.

C’est la tête pleine de toutes ces images que je fais halte à Fianarantsoa pour la nuit, et comme je suis en train d’en prendre l’habitude, je vais trainer quelques heures le soir dans la ville à la recherche de cette ambiance Malgache, et serais récompensé par une multitude de scènes des rues, des plus colorées.

Fianarantsoa

La ville ne m’a laissé un souvenir inoubliable il faut l’avouer.

A vrai dire sauf l’ambiance des rues, des petits commerces et des environs.

Justement les environs de Fianarantsoa : une aventure à eux seuls.

Les champs de thé de Sahambavy et le train qui relit Fianarantsoa à Manakara, et là il faut que je vous raconte. La plantation de thé de Sahambavy est extraordinaire par la couleur verte des collines quelle inonde. Partout et à perte de vue ces plantations offrent dans ce paysage une extraordinaire fraîcheur. Lors de ma promenade dans cette plantation je me suis entretenu avec quelques jeunes adolescents dont les parents travaillent à la plantation de thé. Riche en couleur, ils n’ont ébloui de leurs savoirs et de leurs soifs de connaissances. Ils connaissent par cœur les départements Français, les chefs lieux, les personnalités et les spécialités de notre pays, ils parlent anglais très convenablement et pour certain l’italien, ils vont à l’école de leur village pourtant bien modeste où ils peuvent se connecter en TLB (très lent débit) spécialité Malgache.

 

Ensuite il y a eu cette expédition de 170 km en train (enfin si l’on peut encore appeler cela un train) le billet en poche 25 000 ariary soit 9 euros environ je monte en gare de Sahambavy dans le wagon de queue réservé à la 1 ére classe.

Le train est composé d’un wagon de marchandises, de deux wagons de passagers en 2 éme classe et de mon wagon de 1 ére classe.

La locomotive est une vieille diésel électrique d’origine Française de 1982, les wagons eux sont plus anciens ils datent de 1956.

Le pire c’est les rails, ils sont usés jusqu’à la corde, cassés, manque plein de boulons et le ballaste est en très mauvais état.

Résultat le train fait un bruit d’enfer et il bringueballe de toutes parts.

Au début cela fait peur, mais au bout de quelques heures ont fini par si faire, le voyage a duré 9 heures, heureusement le spectacle est à la hauteur, les paysages traversées sont extraordinaires, les arrêts dans les 17 petites gares absolument délicieux (pleins de gens proposent des tas de nourritures toutes aussi bonnes les unes que les autres) et l’ambiance dans les 63 tunnels cauchemardesques.

Une journée où j’en ai pris plein les yeux et le coeur.

    

Sur la route de Tuléar

La RN7 me mène vers le canal du Mozambique avec ses plages idylliques.

Comme depuis mon départ un grand nombre de barrages routiers freinent mon voyage, que se soient la police, les gendarmes ou les militaires ce sont plusieurs dizaines de contrôles.

Certains sont cools, d’autres folkloriques et quelques uns très rigoureux. C’est souvent l’occasion de contacts avec les forces de l’ordre qui sont toujours surprises de voir un « vacancier » se lancer dans une pareille ballade avec une aussi petite moto. En général il vaut mieux s’arrêter à ces barrages car ils sont souvent équipé d’une herse en travers de la route (bonjour les pneus)

 

C’est peu de temps avant d’arrivée à Tuléar que j’ai vu mon premier Baobab, il est là majestueux, j’allais le prendre en photo quant il s’est penché vers moi et ma dit à l’oreille « philippe tu es le bienvenu au pays des Baobabs »

Il fait très chaud, le soleil tape fort, mais à l’approche du bord de mer un brise un peu plus fraiche fait beaucoup de bien.

Tuléar

La ville de Tuléar fait penser à une ville au bout du monde, une ville oubliée, mais active et festive.

Nous sommes samedi et ce soir c’est la fête comme chaque semaine.

Besoin de se détendre si loin de tout, c’est ce qui doit motiver les jeunes de Tuléar.

Je participe un peu à cette tradition en furetant au abord des boites de nuit et pendant mon sommeil en étant bercer par les musiques nocturnes.

Dans la journée, la promenade dans les rues de Tuléar sont reposantes, la ville est reposante, (plus tard je serais dans des villes encore beaucoup plus étranges, car encore en dehors du temps).

Je profite de cette étape pour faire le point sur la suite de mon voyage, il s’agit de ne pas me tromper car dès demain j’attaque le gros morceau : la piste, avec un petit essai d’une vingtaine de km en sable pour me rendre à Ifaty village du paradis sur terre.

 

C’est de Tuléar que partent les camions brousse vers le sud et le nord.

Les départs sont spectaculaires, hauts en couleurs, les camions chargés à bloque partent le soir à la fraiche et parcours les pistes de la savane pendant parfois plus de 30 heures. Les chauffeurs sont très courageux et aussi très habiles car je vais l’apprendre que le lendemain la piste c’est l’enfer.

 

Vers les plages de sable fin

Il n’y a pas beaucoup de km à faire pour rejoindre Ifaty aujourd’hui, une vingtaine tout au plus , mais c’est mon premier contact avec la piste pompeusement appelée RN9 et ce n’est que du sable. Un test en quelque sorte, la progression est pénible, lente et difficile et déjà de bon matin il très fait chaud. J’ai l’impression que c’est la moto qui a pris le commandement, elle va où elle veut et moi la seule chose qui me reste à faire c’est de tenter de rester dessus.

 

Après deux heures d’effort, je suis en vue des plages de sable fin.

L’étape sera excellente, un bungalow confortable sur la plage, les cocotiers, la langouste (cuite au feu de bois sur la plage), le soleil, la mer avec une eau à environ 25°, enfin rien à dire, cela ressemble au paradis sur terre même si je ne connais pas encore le vrai paradis (celui qui m’attend la haut bien sûr)

  

La piste

Après cette halte à Ifaty, je pars de bon matin (5 heures) pour affronter mon challenge, celui que je suis venu chercher en terre de Madagascar.

Depuis mon départ de Tamatave, j’ai parcouru un peu plus de 1000 km, sur une route bitumée en traversant des paysages de rêve.

Ce fut assez facile, mais mon projet et avant tout d’aller au cœur de la savane sur cette côte ouest.

Beaucoup d’interrogation me poursuivent depuis quelques jours : en suis je capable ?

Rencontrer ces malgaches qui vivent loin de tout, affronter cette piste que l’on dit terrible, et  comment va tenir mon matériel, et ma préparation (cartes et waypoints) pour ne pas me perdre, est elle bonne ?

Ce sont toutes ces inquiétudes qui m’assaillent au moment du départ. Mais quant il faut y aller il faut y aller.

Les premiers km sont très durs, il me faut trouver le rythme, la moto semble adaptée pour ce genre de piste, ni trop légère et surtout pas trop lourde, je suis patient et j’essaie d’apprendre vite et bien.

J’ai 56 ans, et devant moi plus de 670 km de piste, et j’ai aussi la volonté de réussir à visiter cette région très reculée.

Après plus de 12 heures d’efforts je cesse ce combat pour me poser dans village.

Ici pas d’électricité, pas d’eau chaude, n’y de boissons fraîches. Simplement des hommes, des femmes et des enfants qui doivent du matin jusqu’au soir travailler dur pour survivre. D’emblée je me sens bien avec eux, leur accueil est plein de générosité, tellement ému de cette expérience que je décide de rester tout la journée du lendemain ici au village, et ainsi suivre leur difficile journée de labeur. En fait pour eux j’ai de suite l’impression, que tout cela est naturel, les rires, les jeux des enfants, les sourires de tous en disent long sur cette vie.

La nuit j’ai été incroyablement surpris par la beauté du ciel étoilé, sans pollution, sans éclairage, le ciel montre ses plus beaux atouts.

Je n’avais de ma vie jamais vu un pareil spectacle. Tout tourne ici entre les quelques zébus, les petites plantations de riz, les corvées d’eau et de bois. Rien de plus et c’est déjà beaucoup. Je ne sors pas mon appareil photo de la journée, je pense que c’est un objet bien mal placé dans ce cadre. Et avec le recul je ne regrette pas.

Beaucoup de ces scènes m’arrachent quelques larmes, je suis heureux cela faisait bien longtemps que…

Et la piste continue

Le bilan de cette première journée de piste est d’un peu plus de 100 km, il en reste un paquet à faire, et en prenant le départ et en quittant ce village, je pense à ce pays, à ces valeurs humaines que je viens de croiser, et c’est le cœur léger que je poursuis sur la piste.

Je vais faire dans les jours à venir de nombreuses étapes comme celle-ci et à chaque fois ce sera inoubliable. La piste elle me réserve des tas de surprises, j’y croise des cyclistes de nuls parts, des Baobabs géants, des rivières qu’ils faut traverser à gué, des crevasses profondes, des lacs de sable, des termitières, où des montagnes de caillasses.

Le tout sous ce soleil, c’est souvent épuisé,

 

voir cassé que je fini la journée.

   

Morombé du bout du monde

C’est à Morombé, ville au bord du canal du Mozambique que je retrouve un semblant de civilisation moderne.

Morombé ville fantôme, pas tout à fait, mais en tout cas ville hors du temps.

Ici tout est calme, paisible presque au ralenti.

Peuplée de seulement quelques milliers d’habitants, elle est entièrement tournée vers la mer et ses poissons. La pêche semble la principale ressource et dès l’aurore des centaines de petites pirogues partent à la recherche de cette précieuse nourriture. Il faut dire que la petite cité Malgache n’est reliée au reste du pays que par une piste totalement défoncé sur plusieurs centaines de km.

 

Mais le plus surprenant est ma rencontre sur la plage, entre les départs et arrivées des pêcheurs, d’une équipe de football mondialement connue : il y a Ronaldo, zidane, beckham, diego maradona, ronaldhino et bien d’autres, et de plus ils jouent ensemble au foot sur la plage pendant des heures dans une ambiance des plus joyeuse

 

 

Beaucoup plus sérieuses, bien que très gaies aussi les femmes des pêcheurs sont rassemblées autour d’un grand panier où elles stockent le poisson déposé par leurs maris.

Tout est mis en commun et c’est ensemble qu’elles préparent les poissons pour aller les vendre dans les rues de Moronbé.

 

La nuit venue la plage est redevenue calme seulement les bruits de la mer pour accompagner mon sommeil.

Un retour vers la Savane

     

Morombé, sa plage et son air tranquille sont derrière moi.

Je file (façon de parler) vers Manja après 80 km de piste toujours aussi éprouvante je dois prendre un bac pour traverser un fleuve important :le Mangoky. il est très large avec beaucoup de courant.

Problème le bac de marche pas car il n’y a plus d’essence, après quelques palabres avec les habitants du village voisin, plusieurs jeunes me proposent de faire cette traversée sur une pirogue. Pour moi c’est ok , pourquoi pas si ça marche, quelques temps plus tard ils me rejoignent sur le la rive avec non pas une pirogue mais deux pirogues reliées entre elles

Une fois le passage effectué, c’est un océan de sable qu’il faut traverser, au moins 2 km, effrayant, heureusement mes anges gardiens sont là pour m’aider.

Une fois de l’autre coté et ayant retrouvé la piste c’est plus d’une heure de discussions que j’ai avec eux sur leurs vies et leurs rêves, et tout cela malgré la barrière de la langue.

Sur la route de manja

Il me faut me rendre à Manja, ville moyenne en plein milieu de la brousse pour poursuivre ce voyage, après avoir traversé le fleuve avec les pirogues, je dois franchir de nombreux autres obstacles. Un d’eux sera d’ailleurs très effrayant, car pas assez prudent je me suis engagé dans un gué et j’ai submergé la moto, résultat la panne. J’ai sortie rapidement la moto de ce trou d’eau, et démonté tout ce qui pouvait avoir pris l’eau, ensuite un long séchage au soleil, et le miracle a eu lieu, elle a redémarré comme une grande.

Vous pensez bien qu’à l’avenir je vais redoubler de prudence.

  

Etape au coeur de la brousse

La piste qui m’amène à la ville de Manja est toujours aussi difficile, il me faut reprendre quelques forces et Manja sera la bienvenue.

Plantée au milieu d’une brousse aride et chaude, la petite cité de 30 00 âmes semblent paisible.

Ici très peu d’équipement, la preuve il n’y a qu’un seul hôtel (digne de ce nom). Pas une seul pompe à essence : imaginez vous une ville française de 30 000 habitants sans pompe à essence!!!!

L’hôtel est malgré tout un havre de paix avec une multitude de petites paillotes comme perdues dans un très accueillant jardin. Au centre un vaste préau où chacun se retrouve pour déguster une bière ou plus simplement le repas du soir

   

Je vais profiter de ce calme pour préparer ma prochaine sortie sur la piste vers Bélo sur mer.

Manja la douce

La nuit tombe rapidement à cette époque dans l’hémisphère sud, vers 17h30 et c’est le moment idéal pour observer une ville.

Ici, c’est paisiblement que les habitants sortent de partout et envahissent les ruelles, les enfants jouent avec des jouets maisons, petites voitures ou camions au bout d’une ficelle et d’un bâton, un pneu de vélo et une baguette pour le faire aller droit, et surtout des jeux collectifs de toutes sortent avec rires et chansons : c’est agréable à regarder et très riche en images .

  

De même il règne dans ce modeste hôtel « le kanto » une ambiance de folie avec la musique à fond, et le va et vient incessant des jeunes.

Ce qui est certain c’est que mes photos ne reflètent pas cette ambiance car je ne peux en prendre à la nuit tombée, mais faite moi confiance Manja est joyeuse le soir venu.

Le bain forcé

Je quitte Manja pour rejoindre Bélo sur mer comme d’habitude de bon matin.

Mais avant, traditionnel rituel du carburant, il me faut trouver quelques litres de ce précieux liquide pour pouvoir continuer mon chemin.

 

C’est fait après quelques recherches en ville, un bien brave Malgache m’en cède 5 litres. Normalement aujourd’hui seulement 85 km à faire. Donc assez tranquille, sauf que tout part rapidement de travers, d’abord le câble d’embrayage qui me lâche, ensuite (car elles avaient déjà pas mal souffert) lors du passage d’un gué un peu difficile, mes chaussures des Salomons me lâchent (plus de semelle)

Ensuite c’est le bain forcé lors du passage difficile de ce gué qui manque de noyer mon matériel et surtout mon appareil photo.

Voici l’histoire : par prudence je reconnais la traversée de ce fleuve à pied,  vers le milieu je rencontre un serpent un peu jaune et un peu vert qui nage devant moi et me dit « fait gaffe c’est profond, moi je n’ai même pas pied » je le remercie et continu ma reconnaissance et je tombe dans un espèce de trou et prend un bon bain, je sauve de justesse l’appareil photo (il va finir l’étape dans une boite étanche dans mon paquetage) donc plus de photo pour le moment, désolé.

à bout de force

La piste qui me même à Bélo sur mer est très dur, et je paie le prix de mes efforts précédents.

C’est péniblement que j’arrive dans ce petit village de pêcheur, mais tellement fatigué que je ne profite pas vraiment de cette étape, c’était pourtant un de mes objectifs, vivre quelques jours ici.

Tout à besoin de soin, la moto, les chaussures, le corps du bonhomme et aussi sa tête.

Je prends donc la décision de rejoindre rapidement la ville de Morondava pour résoudre tout mes tracas et poursuivre dans de meilleurs conditions mon voyage.

La piste qui longe la côte du canal du Mozambique n’est qu’un long ruban de sable fin (environ 80 km).

Dans ces conditions la progression est pénible et je mets presque 10 heures pour la franchir. J’apprendrais plus tard que même en 4X4 cette piste de sable est redoutée.

Heureusement Morondava est là, et après une nuit de repos, je vais pouvoir vivre 3 journées hors du commun.

Une petite récompense en quelque sorte des infortunes de ces derniers jours. Et en plus je ressors l’appareil photo de sa boite étanche et vais vous en faire profiter dès le prochain billet de ce blog.

Morondava la tranquille

Je pousse un long soupir de soulagement en arrivant de nuit à Morondava.

Je passe toute la journée du lendemain pour découvrir cette drôle de ville.

Partout le sentiment de tranquillité, de quiétude et d’exotisme.

Comme toutes les villes que j’ai traversé, l’animation est permanente, les étales très colorées, les équipements publics sont usés et vétustes. Cela donne un charme indéniable, si vous y ajoutez le bord de mer. vous obtenez un cocktail très cool donc agréable.

      

Je vous avez promis des photos…

Le point à la mi-temps

Voilà environ 15 jours que je voyage sur l’ile rouge, et cette étape de Morondava est l’occasion de faire le point.

Les premiers jours ont été consacrés à rejoindre le sud ouest par les nationales 2 et 7.

En plus d’être un premier contact avec le pays, cela m’a permis de découvrir la grande diversité des paysages, de prendre contact avec cette société Malgache, de tester la moto sur plus de 1200 km, de m’adapter aux conditions de vie ici à Madagascar.

Bref ce fût très positif et même plus car j’ai une furieuse envie d’y retourner pour approfondir ces sensations.

En revanche ces 10 derniers jours ont été très différents, c’était « mon challenge » en prenant cette très longue piste j’ai découvert un autre Madagascar, rural, loin des progrès du monde, très attachant et que j’ai adoré.

Pour y parvenir il m’a fallu déployer de nombreux efforts physiques, la piste c’est très dur dur, par contre ce fût facile de vivre parmi ces pêcheurs et ces fermiers du fond des savanes.

Et pour le moment, c’est de loin les souvenirs les plus forts que j’ai engrangé depuis mon départ. Je suis partagé entre poursuivre le voyage ou retourner sur la piste pour poursuivre ce plaisir d’être au contact des gens de la savane!!

Bilan kilométrique 1950 km, bilan général, il me faut quelques jours pour me refaire une santé, il faut réviser la moto, réparer les chaussures, changer des euros, laver mon linges, faire des petits achats de confort, donner des nouvelles sur le net et prendre la bonne décision pour les 15 prochains jours.

Et en même temps allez visiter le site mondial de « l’allée des Baobabs »qui se trouve à une trentaine de km.

L’allée des Baobabs

Pour profiter au mieux de ce site, il faut soit y aller au coucher du soleil ou au lever de ce même soleil.

Moi c’est le matin que je choisi pour rencontrer ces majestueux monuments de Madagascar.

Tôt très tôt je prends la moto et fait les quelques kilomètres de routes pleines de trous, en chemin un vieux pont, un barrage de militaires (oui ils se lèvent de bonne heure aussi) et les paysans du coin qui rejoignent les champs avec leurs attelages de zébus.

    

C’est fait ma décision est prise

Je vais continuer ce voyage par la RN34 et ensuite approfondir Antsirabé, Fianarantsoa, Antananarivo et Tamatave sur la côte est.

C’est donc requinqué que je quitte Morondava et ses magnifiques Baobabs.

Les RN 35 et 34 vont me permettre de traverser les hautes terres et rejoindre la ville d’Antsirabé.

Au départ cette RN 35 est un vrai désastre, elle est complètement défoncée, puis comme par miracle sur une centaine de km le revêtement est presque parfait.

  

Comme vous pouvez le voir sur ces photos, cette partie du pays est très aride, il fait chaud et il ne doit pas y pleuvoir souvent. Un petit kiosque chinois surgit de nul part, les cours d’eau sont à sec mais le paysage est superbe. Il fait bon rouler sur cette route nationale.

Le précieux liquide

Après avoir rouler sur cette Nationale, il me faut trouver un peu d’essence. Je fais donc une halte dans la petite ville de Malaimbandy de plus de 25 000 habitants.

J’interroge plusieurs personnes pour trouver ce précieux liquide, seule une petite épicerie peut me vendre quelques litres d’essence (il n’y pas trace de la moindre station service à une centaine de km incroyable non!).

La petite boutique est très bien tenue et les deux commerçants sont hyper sympathiques. Il n’y a pourtant que 5 mn que je suis là et c’est déjà un rassemblement autour de la boutique et de la moto, ça fait plaisir, signe que j’ai un peu de succès.

 

Et pourtant la ville est bien calme, à part autour de moi, elle semble vide.

 

Vers Miandrivazo

La route prend la forme d’une mauvaise piste en tôle ondulée vers ma prochaine destination : Miandrivazo.

Il me faut longer le bord de la piste sur plus de 150 km afin d’éviter la tôle ondulée, sinon c’est infernal, la moto tremble de partout et est difficile a contrôler. (dans les films ils disent qu’il faut adopter une vitesse particulière et s’en tenir, c’est sans compter avec les trous et les ornières qui sont des pièges que l’on ne peut anticiper qu’à faible allure).

La bonne nouvelle, c’est que cette route est en cours de rénovation et va être goudronnée bientôt.

La ville de Miandrivazo est bien connue des passionnés de croisières fluviales, car c’est d’ici que l’on prend le départ pour descendre le fleuve des « Tsiribihina ».

  

Il me faut deux jours pour faire le tour de cette région, c’est beau et grandiose. Je me régale et ce n’est que le commencement d’une longue période de plaisirs.

Certainement la plus belle…

Au matin je quitte Miandrivazo pour rejoindre Antsirabé soit environ 250 km.

Le soleil tape fort d’entrée de jeu.

La RN 35 serpente entre les monts et au loin je devine les montagnes des hautes terres.

Viroleuse à souhait, calme en trafic routier, je sens que la journée va être bonne.

Ici encore les terres et la végétation sont très arides.

Je traverse de magnifiques petits villages perchés sur la crête des collines, et sur la route quelques paysans et leurs attelages vont au travail des champs.

J’en prends plein les yeux.

   

J’ai une petite devinette pour vous : sur une des photos du jour les femmes portent un drôle de chapeau, savez vous pourquoi ? la solution sera dans le prochain billet de ce blog.

la solution

Félicitations aux participants, mais personne n’a trouvé la solution de la devinette du billet précédent.

Le chapeau que ces dames portent sur la tête est une batée pour chercher de l’or, comme le prouve les photos qui suivent :

 

Il m’a fallu beaucoup de patience pour prendre ces quelques photos, car ce chantier de chercheurs était très surveillé, et ma présence pas vraiment désirée. Mais avec un peu de temps, j’ai fini par pouvoir m’approcher. Le travail est pénible, les hommes cassent les pierres en fine poudre avec de lourdes barres de métal et les femmes la mélange à l’eau de la rivière avant de passer le tout à la batée. Je ne suis pas sûr qu’ils fassent fortune au fond de ce canyon!!

Le voleur de visages

C’est toujours sur une magnifique route que j’approche d’Abtsirabé.

Le plaisir des yeux va avec celui du nez, bien que ce ne soit que le printemps ici, les pantes commencent a exhaler leurs parfums.

et toujours ces attelages de zébus qui me font penser au Farwest

lors d’une pause, dans une petite gargote, je rencontre deux sympathiques Malgaches, lors du précieux repas car le seul de leur journée, je propose de les prendre en photo, ce qu’ils acceptent aussitôt avec visiblement beaucoup de plaisir.

et au moment où (comme je le fais chaque fois) je  fais voir la photo sur le petit écran de mon appareil, celui qui porte un chapeau panique complètement et pour le calmer je

lui fait un tour de passe-passe en la faisant disparaître . Ouf il se calme et je comprends qu’il a eu peur de ce qu’il a cru être le vol de sa personne ou personnalité, son âme .

C’est la tuile

J’ai une furieuse envie d’ouvrir encore plus les yeux sur ces petits métiers, que l’on trouve un peu partout aux bords des routes.

Aujourd’hui je prends contact avec un fabricant de tuiles.

Après une approche respectueuse de son travail et avoir entamé une conversation (bien difficilement avec la barrière de la langue) l’artisan m’explique patiemment comment il fabrique ce produit, et j’ai même le plaisir d’en fabriquer une, qui n’est pas si mal réussi que cela.

   

les tuiles sont couvertes de cendres pour me pas coller et elles sèchent au soleil avant de passer au four pour la cuisson.

 

et enfin la cerise sur le gâteau, le fabricant de tuile me fait comprendre que sa mère serait heureuse d’être prise en photo, je lui explique que c’est avec plaisir, et il appelle ses parents qui habitent tout près . En comprenant qu’elle va être photographiée la maman retourne chez elle revêt ses beaux habits.

quant elle voit son image sur mon appareil photo elle fond en larme et me tombe dans les bras, visiblement très heureuse, je ne sais plus où me mettre ,décidément il y a de la magie dans les images. Cela reste pour moi un des meilleurs souvenirs de mon voyage et je me suis promis de lui faire parvenir une copie papier quitte à lui porter moi même.

La pêche miraculeuse

Ce matin au levée du soleil, environ 5 heures, sur la plage une effervescence féminine m’attire.

Une petite dizaine de personnes est réunie pour une partie de pêche. Armées d’un filet et de branchages elles manœuvrent dans l’eau pour encercler leurs futures victimes. Tout cela dans une ambiance sensationnelle, chants et rires sont de la partie.

  

la pêche n’est pas vraiment miraculeuse , elle va sans aucun doute apporter un plus …

C’est en forgeant que l…………..

Toujours en observation le long des routes, et cette fois ci, c’est le travail du métal.

Les ouvriers Malgaches sont courageux et très habiles, avec très peu de moyen ils réalisent des prouesses.

Quand j’ai rencontré ces forgerons j’ai été séduit par la gentillesse de leur accueil.

Ils réparent, entretiennent et fabriquent tout un tas d’outils pour les agriculteurs des environs.

La forge est certes rudimentaire mais bougrement efficace, deux tubes verticaux équipés de manches en bois et d’un plus petit tuyau horizontal et le tour est joué.

   

Je vous fais une fleur

En cette période de fin d’hiver, peu de fleurs sont écloses, mais ça et là de magnifique buisson embellissent les paysages.

Voici une sélection de quelques végétaux, que vous n’avez pas de mal à reconnaître bien sûr:

             

et une petite devinette pour la dernière photo : comment s’appelle t elle?

Aller au charbon

Ici sur Madagascar l’énergie utilisée pour la cuisson des aliments est le charbon de bois, en ville comme à la campagne. D’où l’importance de la fabrication de ce produit.

Vendu en sac un peu partout, le charbon de bois est fabriqué de façon artisanale. Actuellement les prix flambent, un sac vaut environ 10 000 ariays soit 3.5 euros ; Et quant on sait que le salaire moyen est d’à peu près 1 euro par jour, ça en fait un produit indispensable très cher

  

et même les moyens de transport sont « artisanaux ».

Pour finir ce billet sur le charbon de bois, un photo pleine de joie de 2 femmes qui vivent du charbon de bois. Une leçon non !!!

Portraits

Pour mon plaisir et je l’espère pour le votre aussi, quelques bouilles de jeunes ados Malgaches, qui comme tout le monde ici, sur l’ile rouge m’ont accueilli avec beaucoup de gentillesse

    

encore merci à eux et à tout ceux que j’ai rencontré
ps: mon voyage n’est pas fini, ce ne sont pas des paroles de fin, seulement j’ai envie de les remercier encore et encore.

 

pour une brique t’as plus rien…

La fabrication des tuiles et des briques sont identiques, mais celle des briques est plus importantes en volume en surtout en effort.

La manutention des briques est très souvent effectuée par les femmes, qui portent jusqu’à 10 briques sur leur tête avec une adresse exceptionnelle.

 . 

et le transport par les attelage de zébus très lourdement chargés

un article renversant…

Les routes ne sont pas très fréquentées, mais il y a  beaucoup d’accidents.

C’est sans autre commentaire que je vous livre ces quelques photos.

  

Il y a eu malheureusement des morts et des blessées très graves dans ces accidents. Cela ne veut pas dire qu’il est dangereux de circuler à Madagascar, mais comme partout il faut être prudent.

la pub

La publicité à l’européenne n’est pas beaucoup présente à Madagascar,

Quelques affichages sont présents autour des grandes villes principalement pour venter les vertus des téléphones cellulaires. J’en ai rencontré quelques unes peintes à la main

  

la capitale Antananarivo

Je passe deux jours à Antananarivo ( Tananarive) et cela me coûte un peu, car par nature je ne suis pas très urbain.

Si je mets de coté la pollution et la circulation la ville est assez sympathique.

Les collines qui constituent la capitale donnent une dimension particulière, ainsi que les vastes espaces de rizière en plein milieu (les photos montrent ces plaines de la capitale et l’on pourrai penser que ces photos sont prises à la campagne)

       

vous avez demandé un pousse-pousse ?

Madagascar est un subtile mélange d’Afrique et d’Asie , Les pousse pousse et les rizières sont là pour le rappeler.Ce moyen de transport urbain est pratique ,exotique et très bon marché. On le  trouve dans plusieurs villes de l’ile, mais c’est à Antsirabé qu’il y en a le plus à mon avis. Ils sont hauts en couleurs, car souvent bien décorés, Ils sont concurrencés par les cyclo-pousse et  plus récemment par l’arrivée de chine et d’inde de voiturettes à 3 roues

les  pousse pousse assurent dans ces villes le transport scolaire (pour ceux qui en ont  les moyens)

lorsque l’on se rend à Madagascar il ne faut pas avoir de scrupules à emprunter ce mode de transport car en faisant travailler ces courageuses personnes nous les aidons dans  leurs quotidiens.

La corvée de bois

Ici au bord de ce merveilleux lac  proche de l’océan indien tout semble paradisiaque et pourtant!!. En regardant de plus près il y a des scènes qui pour nous européens semblent très ingrates  ,pour ne pas dire plus. De bon matin une pirogue emplie de morceaux de bois accoste sur la plage de sable fin.Ce chargement certainement durement ramassé dans la forêt des alentours est destiné au  fourneaux des cuisines. C’est le père qui manoeuvre la pirogue, sa femme et ses deux enfants sont arrivés à pied. Dès que la pirogue touche la rive cette petite famille va transporter sur leurs  frêles épaules ce lourds chargements vers les cuisines. Ce travail est harassant car il faut marché dans le sable fin. J’aurais la joie de leurs offrir quelques utiles présents que j’ai  apporté avec moi.

sous le soleil: la plage

après avoir emprunté un chemin d’une dizaines de km ,j’arrive au bord d’un superbe lac d’eau douce. Et pourtant je ne suis qu’à quelques km de l’océan indien, C’est parfait pour faire une étape de  repos, Quelque soit le coté l’où on regarde le paysage est digne des belles cartes postales de voyage.

.

les levées de soleil sont superbes (et oui je suis sur la côte est) et je trouve refuge dans un petit bungalow au bord de la plage presque les pieds dans l’eau. De quoi reprendre des forces  aprés plus de 3 semaines de voyage et 4000 km de moto à travers ce magnifique pays.

Le lac et son secret

Lors de ce voyage je vais croiser plusieurs lacs,le plus mystérieux mais aussi le plus beau se trouve à proximité d’Antsirabé: il s’appelle Tritriva . Une légende veut que deux jeunes amants se  soient noyés dans ce lac suite aux refus de leurs parents de vouloir les marier. L’histoire est bien triste mais ce lac est superbe, perché en hauteur sur ce qui a du être un volcan ,ses eaux sont  d’une couleur assez étonnante

Toamasina la grande ville

Toamasina ,plus connue sous le nom Français de Tamatave est une grande ville du nord est de l’île. Principal port  de Madagascar la ville est très différente de la Capitale Antananarivo  « Tananarive ». L’ambiance est plus exotique , De récents investissements dans les infrastructures routières redonnent à la cité un visage plus agréable, lors de mon premier passage il y a un mois  les rues principales étaient défoncées , mais les chinois sont passés par là et cela va mieux.Il en reste encore beaucoup à réparer (voir mes photos) Un grand nombre de bâtiments publics et privés  sont à l’abandon ,certainement faute des moyens financiers nécessaires . D’ailleurs la plupart d’entre eux datent de la période coloniale Française. Il est indispensable de flâner dans toutes ces  ruelles et même de s’y perdre pour apprécier toutes les beautés cachés . Une magnifiques petite place plantée de Ficus élastica religiosa ,une caserne de pompiers chichement doté de vieux matériels  de réformes offerts par le sdis de la Réunion, une vue sur les installations portuaires, les fantômes des vieilles bâtisses coloniales,les milliers de petits commerces et la circulation désordonnée  font entre autre le charme de Tamatave.

Tamatave la derniére étape

Ce voyage se termine ici à Tamatave, je viens de confirmer ma réservation pour l’avion du retour.Je ne perds pas une minute et vais dans tous les sens pour avaler de grandes bouffés de ce pays et  de ces Malgaches si attachants. Un mois déjà ,mais pourquoi tout est passé si vite: tout simplement parce que je me sens bien ici. J’y suis venu pour faire aussi le point avec moi même et c’est  réussi, j’ai maintenant de solides repères, je me sens fortifié, Je m’en veux de ne pas avoir fait ce voyage plus tôt dans ma vie, mais à 56 ans c’est pas trop tard, et j’ai bien l’intention de  continuer.

mon blog ne s’arrête pas là,  encore quelques billets à venir

Les moyens de transport

J’ai choisi une petite moto chinoise pour faire ce voyage et je dois avouer que ça été un très bon choix. Il est possible de faire ce voyage en utilisant un autre moyen de transport très utilisé  ici à Madagascar « le taxi brousse » c’est un minibus souvent de marque japonaise qui si, il offre un dizaine de places assises normalement ne part pour sa destination que lorsqu’il est plein comme  un oeuf, soit une vingtaine de personnes. Si l’on ajoute sur le toit les bagages de tout ce petit monde ça en fait un équipage particulièrement impressionnant . Les chauffeurs de ces taxi-brousse  sont très adroits même si certain sont un peu kamikaze . Les avantages: on peut aller partout avec les taxi-brousse et les prix sont très raisonnables, les inconvénients l’on est tassé comme  des sardines en boite (et quant il fait très chaud…..) les délais d’attentes pour les départs sont souvent assez long (il faut remplir le mini bus), ce n’est pas la meilleure façon de profiter  des magnifiques paysages traversés et enfin il faut souvent serrer les fesses à cause des aléas de la circulation.

Donc moi c’est avec la petite moto chinoise de marque Lifan que j’ai effectué ces 4500 km environ sur l’ile rouge.Les  avantages, la liberté de mouvement avec autant d’arrêt que je veux,une visibilité totale sur les merveilleux sites qui bordent les routes, Un contact facilité avec les Malgaches rencontrés, une  vrai sensation de liberté, et bien d’autres connus des motards. les inconvénients: il faut en dénicher une , la pluie bien que cela ne me soit arrivée que 2 fois en 1 mois, et la limite pour les  bagages et donc les souvenirs.

le plus dur reste à faire

le plus dur reste à faire,car il me faut reprendre l’avion pour le retour en France. Dur, car je ne me sens pas l’envie de quitter Madagascar après ce séjour de quatre semaines . Je traîne vraiment  la patte pour me rapprocher de l’aéroport de Tamatave, Hier j’ai rendu la moto et déjà ce geste m’a filer un coup de blues, mais là c’est pire, je tente de me trouver des excuses pour prolonger mon  voyage. Le seul argument qui m’aide c’est que indiscutablement je finirais par revenir sur cette île. Le petit avion est là, nous ne serons qu’une bonne dizaine à le prendre  pour la Réunion.  Ensuite rien de plus classique le 777 vers Charles de Gaulle et les 200 km vers la Normandie. C’est fini pour ce voyage, enfin presque car j’ai un besoin d’en faire le point, en répondant à plein  de questions sur ce pays. Ce sera l’objet des prochains billets de ce blog.

Mon regard sur

Mon regard sur les malgaches:un mois pour juger c’est un peu court allez vous me dire!! je ne veux pas juger ,mais témoigner de mes observations lors de ce  voyage. Il y a (à mon sens) plusieurs styles de vie sur cette île: (comme dans bien des pays) en ville le contraste entre la grande majorité des habitants très pauvres, qui par des montagnes  d’efforts quotidiens tentent de survivre et une classe nantie qui flambent devant eux avec des 4×4 et toutes sortes d’accessoires modernes à l’occidental .Le contraste est énorme et mon témoignage  porte sur ce gouffre qui existe entre eux. Les villes en deviennent à la limite de la décence humaine. Il y les Malgaches des campagnes, qui doivent aussi travailler dur pour assurer leurs  nourritures de chaque jour, mais ici ils semblent que il y ait une meilleure stabilité,le travail dans les rizières,dans les champs,dans les bois ,avec les zébus ne mène pas à cette misère des  villes. Chacun semble pouvoir vivre de ses récoltes (très difficilement il est vrai dans le sud du pays) . Les malgaches sont très courageux et inventifs, du matin au soir et tous les jours ils  vaquent à leurs tâches, Les femmes prennent une grand part à cet effort et dans tous les domaines.J’ai été surpris par le peu de mendicité  ,et par cette impression de sécurité (sauf dans  les marchés de la Capital où il faut faire attention aux pickpockets). Enfin les sourires de tout ces gens, heureux de rencontrer un étranger et de partager avec lui ce qu’ils ont, un geste  généreux fait sans aucunes arrières pensées. Je reprend volontiers  le slogan souvent entendu : Madagascar vous y viendrez surtout pour les Malgaches et ensuite pour Madagascar. Dans les  zones les plus reculées pas d’électricité, d’eau courante, de sanitaires,de téléphones portables,de véhicules etc … et pourtant une vie saine, des journées bien remplies, des enfants qui jouent  en riant fort , une hospitalité et une générosité :le choc ,là où je pensais trouver le pire j’y ai trouvé le meilleur. Mes grands moments de bonheur………………..

La nature de l’île

S’il y a un point qui rassemble tous les visiteurs c’est la beauté des paysages et la générosité de la nature. Mon voyage m’a permis de traverser plusieurs régions de  Madagascar, et à chaque fois une excellente surprise, changeant et souvent majestueux l’on ne peut pas rester indifférent . Il y a la côte entre Tamatave et Manakara le long de l’océan indien avec  une végétation luxuriante et des plages de sable fin et surtout ce magnifique canal des Pangalanes.

Puis les environs de la capitale avec les rizières et les 7 collines sacrées.

et oui je suis bien au coeur de  Antananarivo (Tananarive) surprenant !!!. Ensuite j’ai traversé la région des « hauts plateaux » avec ces montagnes offrant de vastes perseptives et une route sinueuse à souhait, un autre  régal

la peur du moustique

En réalité c’est plutôt moi qui a peur des moustiques, Et avant de partir c’est au moins un millier de questions que j’ai posé à mon pharmacien, médecin, sur les  forums et divers sites qui en parlent. Derrière tout cela il y a le vilain Paludisme: Les conseils les plus utiles sont les suivant: voir son médecin pour un anti paludisme , acheter  un  répulsif moustique,(sur place c’est mieux pour tout le monde) à chaque fois que possible mettre en place pour la nuit la moustiquaire et mettre des vêtements couvrant bien le corps (cela paraît  impossible quand il fait très chaud et pourtant c’est la bonne solution y compris contre le soleil). Enfin ,suivant la saison et l’endroit où l’on se rend , la guerre contre ces bestioles n’est pas  si problèmatique que ça, j’ai été importuné qu’une ou deux fois sur le mois ,c’est moins que chez moi l’été.Pour l’hébergement ,c’est aussi très facile et souvent très  sympathique car exotique: un bungalow, une cabane dans un arbre ou une chambre dans un hôtel en ville et le tout pour des prix très bas (de 8 à 20 euros pour du tout confort) voir 40 euros pour le  grand luxe.DSC06739.JPGDSC09823

pour une poignée d’Ariary

D’abord avant d’en avoir en poche il faut apprendre à le prononcer: Ariary se dit tout simplement « aria »; Ensuite il faut savoir plusieurs choses sur cette devise.    Sa valeur par rapport à l’euro ( actuellement) est de 2900 ariary pour 1 euro, que seul les billets sont utilisés, un billet de 100 ariary vaut donc 0.03 euro (3 centimes d’euro).Conséquence vous    en avez plein les poches de billet.les pièces existent mais ne sont pratiquement jamais utilisées. Les billets sont souvent en très mauvais état voir parfois inutilisable. Le change est très facile, dans les banques et dans chaque ville,    il y a un comptoir dédié au change, ne soyez pas trop pressé l’employé travail assez souvent à l’ancienne,mais avec un ordinateur quand même!!     La bonne question :que peut on faire avec l’ Ariary:

pour 100 AR acheté un beignet ou un fruit

1000 AR un petit tour de pousse pousse

1500 AR une bouteille de coca cola ou de bière

2000 AR un pourboire pour un service

2500 AR un repas complet dans un hotely:gargote locale ou il faut absolument aller

2600 AR un litre d’essence

12000 AR un repas dans un restaurant

20 000 AR une chambre dans un hôtel une étoile mais correcte

25000 AR un billet de train Fianarantsoa/Manakara

80000 AR une chambre dans un superbe hôtel

il est fréquent pour des achat plus important un billet d’avion, une location de 4×4 ou une virée en mer de parler de milliers voir de millions d’Ariary     je pense que vous avez bien compris, oui et bien encore une précision les Malgaches continus à compter en  » Franc malgache= FMG » ce qui complique bien les choses car il faut être vigilant    certains en jouent : 1 Ariary vaut 5 FMG . et la confusion surtout au début du séjour est très facile.

au son d’un Valiha

Sans être mélomane, j’apprécie le morceau joué  par mon hôte Tolotra, sur un instrument appelé Valiha. En forme de tube avec des cordes tout autour il est très beau.Le son est agréable ,le joueur Tolotra me confie qu’il est difficile d’en jouer  et que pour lui c’est une passion et cela se sent bien.

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Mes coups de coeur

A ce stade ,j’ai envie de vous faire partager mes coups de coeur, ces petits événements qui m’ont littéralement fait craquer, m’arrachant un sourire, voir une larme,  et qui laissent en moi des souvenirs définitifs. le sourire des enfants  ,la population Malgache est très très jeune et partout des milliers  d’enfants , ils travaillent jouent,et s’émerveillent de tout, loin des besoins et des envies des jeunes de notre pays , ils se débrouillent pour vivre et chaque jour doivent faire de nombreux  efforts, mais ils gardent toujours un sourire et un joyeux rire qui enchantent les rues et ruelles de l’île. Du plaisir à l’état pur.DSC06173DSC06272DSC06700DSC06754DSC06926DSC07027DSC06462.JPGDSC06266DSC06714DSC06722DSC07001DSC07076DSC09894DSC09959

Mes coups de coeur suite

La nourriture :  tout en étant très simple , est excellente. Cela tiens ,de la provenance des matières premières  .Ici à Madagascar il n’est pour ainsi dire pas utilisé d’engrais chimiques et de  pesticides (le pays n’en a pas vraiment les moyens) donc tout est pratiquement « bio » viandes,poissons,fruits et légumes. Et cela se sent dans les assiettes,De plus l’absence d’équipement comme les  congélateurs et les micro-ondes oblige à une approvisionnement quotidien et à une cuisine traditionnelle :résultat des recettes simples et goûteuses. Les repas sont souvent accompagnés de petits  pains et de riz. Dans les « Hotely » pour quelques centaines Ariarys l’on peut manger le repas traditionnel Malgache .La viande de zébu est réellement formidable tendre et de très bon goût (demandez  à tout ceux qui ont eux la chance d’en manger) .Au bord de la mer des fruits de mer ,du poisson et des crustacés ,un vrai bonheur,cure de Langouste obligatoire. Il existe aussi de bons restaurants  ,de bonnes Pizzerias,des restaurants chinois (avec des soupes sublimes) mais et c’est génial pas de Fastfood. Et il ne faut surtout pas que j’oubli de vous parler des beignets, on en trouve partout  ,ils sont aux légumes ou aux fruits (à la banane ce sont mes préférés chut il ne faut pas le dire) pour quelques Ariarys vous pouvez couper votre faim avec ces merveilleux beignets.DSC06183DSC06230DSC06919DSC06927DSC07099DSC07100DSC07102DSC07119

Mes coups de coeur resuite:

Les paysages : l’île est partagée en plusieurs zones paysagères et j’ai beaucoup aimé celles que j’ai traversées. Le nord/est entre Tamatave et Antananarivo est une  succession de vallées boisées et de fleuves.L’on ressent malgré tout un sentiment de ruine de ce paysage, la déforestation en est la raison et c’est bien dommage.

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puis vient les hauts terres  du centre du pays vers le sud, montagneuses et entrecoupées de petites plaines ,les perspectives sont magnifiques.La route (nationale 7) est magique: il se passe toujours quelque chose sur la  RN7.DSC09937DSC07057DSC06718DSC06796DSC06768

la gagnante du concours photos

la gagnante du concours photos est : Madame Lydie C…. ,merci à tous d’avoir participé à ce concours ,c’est un magnifique oeuf magique en bois de rose que recevra  cette personne. En sélectionnant 3 photos elle a confirmé le choix fait par un ami Malgache qui faisait référence dans ce concours:

une fenêtre sur la viela corvée de boisla marchande de bananes

Madame Lydie C… va se reconnaitre et recevoir prochainement son  cadeau. Je vous souhaites à tous d’excellentes fêtes de fin d’année.   ps Madame Lydie C… veuillez me faire parvenir votre adresse exacte merci