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Etape au coeur de la brousse

La piste qui m’amène à la ville de Manja est toujours aussi difficile, il me faut reprendre quelques forces et Manja sera la bienvenue.

Plantée au milieu d’une brousse aride et chaude, la petite cité de 30 00 âmes semblent paisible.

Ici très peu d’équipement, la preuve il n’y a qu’un seul hôtel (digne de ce nom). Pas une seul pompe à essence : imaginez vous une ville française de 30 000 habitants sans pompe à essence!!!!

L’hôtel est malgré tout un havre de paix avec une multitude de petites paillotes comme perdues dans un très accueillant jardin. Au centre un vaste préau où chacun se retrouve pour déguster une bière ou plus simplement le repas du soir

   

Je vais profiter de ce calme pour préparer ma prochaine sortie sur la piste vers Bélo sur mer.

Le bain forcé

Je quitte Manja pour rejoindre Bélo sur mer comme d’habitude de bon matin.

Mais avant, traditionnel rituel du carburant, il me faut trouver quelques litres de ce précieux liquide pour pouvoir continuer mon chemin.

 

C’est fait après quelques recherches en ville, un bien brave Malgache m’en cède 5 litres. Normalement aujourd’hui seulement 85 km à faire. Donc assez tranquille, sauf que tout part rapidement de travers, d’abord le câble d’embrayage qui me lâche, ensuite (car elles avaient déjà pas mal souffert) lors du passage d’un gué un peu difficile, mes chaussures des Salomons me lâchent (plus de semelle)

Ensuite c’est le bain forcé lors du passage difficile de ce gué qui manque de noyer mon matériel et surtout mon appareil photo.

Voici l’histoire : par prudence je reconnais la traversée de ce fleuve à pied,  vers le milieu je rencontre un serpent un peu jaune et un peu vert qui nage devant moi et me dit « fait gaffe c’est profond, moi je n’ai même pas pied » je le remercie et continu ma reconnaissance et je tombe dans un espèce de trou et prend un bon bain, je sauve de justesse l’appareil photo (il va finir l’étape dans une boite étanche dans mon paquetage) donc plus de photo pour le moment, désolé.

à bout de force

La piste qui me même à Bélo sur mer est très dur, et je paie le prix de mes efforts précédents.

C’est péniblement que j’arrive dans ce petit village de pêcheur, mais tellement fatigué que je ne profite pas vraiment de cette étape, c’était pourtant un de mes objectifs, vivre quelques jours ici.

Tout à besoin de soin, la moto, les chaussures, le corps du bonhomme et aussi sa tête.

Je prends donc la décision de rejoindre rapidement la ville de Morondava pour résoudre tout mes tracas et poursuivre dans de meilleurs conditions mon voyage.

La piste qui longe la côte du canal du Mozambique n’est qu’un long ruban de sable fin (environ 80 km).

Dans ces conditions la progression est pénible et je mets presque 10 heures pour la franchir. J’apprendrais plus tard que même en 4X4 cette piste de sable est redoutée.

Heureusement Morondava est là, et après une nuit de repos, je vais pouvoir vivre 3 journées hors du commun.

Une petite récompense en quelque sorte des infortunes de ces derniers jours. Et en plus je ressors l’appareil photo de sa boite étanche et vais vous en faire profiter dès le prochain billet de ce blog.