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Un retour vers la Savane

     

Morombé, sa plage et son air tranquille sont derrière moi.

Je file (façon de parler) vers Manja après 80 km de piste toujours aussi éprouvante je dois prendre un bac pour traverser un fleuve important :le Mangoky. il est très large avec beaucoup de courant.

Problème le bac de marche pas car il n’y a plus d’essence, après quelques palabres avec les habitants du village voisin, plusieurs jeunes me proposent de faire cette traversée sur une pirogue. Pour moi c’est ok , pourquoi pas si ça marche, quelques temps plus tard ils me rejoignent sur le la rive avec non pas une pirogue mais deux pirogues reliées entre elles

Une fois le passage effectué, c’est un océan de sable qu’il faut traverser, au moins 2 km, effrayant, heureusement mes anges gardiens sont là pour m’aider.

Une fois de l’autre coté et ayant retrouvé la piste c’est plus d’une heure de discussions que j’ai avec eux sur leurs vies et leurs rêves, et tout cela malgré la barrière de la langue.

Sur la route de manja

Il me faut me rendre à Manja, ville moyenne en plein milieu de la brousse pour poursuivre ce voyage, après avoir traversé le fleuve avec les pirogues, je dois franchir de nombreux autres obstacles. Un d’eux sera d’ailleurs très effrayant, car pas assez prudent je me suis engagé dans un gué et j’ai submergé la moto, résultat la panne. J’ai sortie rapidement la moto de ce trou d’eau, et démonté tout ce qui pouvait avoir pris l’eau, ensuite un long séchage au soleil, et le miracle a eu lieu, elle a redémarré comme une grande.

Vous pensez bien qu’à l’avenir je vais redoubler de prudence.

  

Etape au coeur de la brousse

La piste qui m’amène à la ville de Manja est toujours aussi difficile, il me faut reprendre quelques forces et Manja sera la bienvenue.

Plantée au milieu d’une brousse aride et chaude, la petite cité de 30 00 âmes semblent paisible.

Ici très peu d’équipement, la preuve il n’y a qu’un seul hôtel (digne de ce nom). Pas une seul pompe à essence : imaginez vous une ville française de 30 000 habitants sans pompe à essence!!!!

L’hôtel est malgré tout un havre de paix avec une multitude de petites paillotes comme perdues dans un très accueillant jardin. Au centre un vaste préau où chacun se retrouve pour déguster une bière ou plus simplement le repas du soir

   

Je vais profiter de ce calme pour préparer ma prochaine sortie sur la piste vers Bélo sur mer.

Manja la douce

La nuit tombe rapidement à cette époque dans l’hémisphère sud, vers 17h30 et c’est le moment idéal pour observer une ville.

Ici, c’est paisiblement que les habitants sortent de partout et envahissent les ruelles, les enfants jouent avec des jouets maisons, petites voitures ou camions au bout d’une ficelle et d’un bâton, un pneu de vélo et une baguette pour le faire aller droit, et surtout des jeux collectifs de toutes sortent avec rires et chansons : c’est agréable à regarder et très riche en images .

  

De même il règne dans ce modeste hôtel « le kanto » une ambiance de folie avec la musique à fond, et le va et vient incessant des jeunes.

Ce qui est certain c’est que mes photos ne reflètent pas cette ambiance car je ne peux en prendre à la nuit tombée, mais faite moi confiance Manja est joyeuse le soir venu.

Le bain forcé

Je quitte Manja pour rejoindre Bélo sur mer comme d’habitude de bon matin.

Mais avant, traditionnel rituel du carburant, il me faut trouver quelques litres de ce précieux liquide pour pouvoir continuer mon chemin.

 

C’est fait après quelques recherches en ville, un bien brave Malgache m’en cède 5 litres. Normalement aujourd’hui seulement 85 km à faire. Donc assez tranquille, sauf que tout part rapidement de travers, d’abord le câble d’embrayage qui me lâche, ensuite (car elles avaient déjà pas mal souffert) lors du passage d’un gué un peu difficile, mes chaussures des Salomons me lâchent (plus de semelle)

Ensuite c’est le bain forcé lors du passage difficile de ce gué qui manque de noyer mon matériel et surtout mon appareil photo.

Voici l’histoire : par prudence je reconnais la traversée de ce fleuve à pied,  vers le milieu je rencontre un serpent un peu jaune et un peu vert qui nage devant moi et me dit « fait gaffe c’est profond, moi je n’ai même pas pied » je le remercie et continu ma reconnaissance et je tombe dans un espèce de trou et prend un bon bain, je sauve de justesse l’appareil photo (il va finir l’étape dans une boite étanche dans mon paquetage) donc plus de photo pour le moment, désolé.