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Morombé du bout du monde

C’est à Morombé, ville au bord du canal du Mozambique que je retrouve un semblant de civilisation moderne.

Morombé ville fantôme, pas tout à fait, mais en tout cas ville hors du temps.

Ici tout est calme, paisible presque au ralenti.

Peuplée de seulement quelques milliers d’habitants, elle est entièrement tournée vers la mer et ses poissons. La pêche semble la principale ressource et dès l’aurore des centaines de petites pirogues partent à la recherche de cette précieuse nourriture. Il faut dire que la petite cité Malgache n’est reliée au reste du pays que par une piste totalement défoncé sur plusieurs centaines de km.

 

Mais le plus surprenant est ma rencontre sur la plage, entre les départs et arrivées des pêcheurs, d’une équipe de football mondialement connue : il y a Ronaldo, zidane, beckham, diego maradona, ronaldhino et bien d’autres, et de plus ils jouent ensemble au foot sur la plage pendant des heures dans une ambiance des plus joyeuse

 

 

Beaucoup plus sérieuses, bien que très gaies aussi les femmes des pêcheurs sont rassemblées autour d’un grand panier où elles stockent le poisson déposé par leurs maris.

Tout est mis en commun et c’est ensemble qu’elles préparent les poissons pour aller les vendre dans les rues de Moronbé.

 

La nuit venue la plage est redevenue calme seulement les bruits de la mer pour accompagner mon sommeil.

Un retour vers la Savane

     

Morombé, sa plage et son air tranquille sont derrière moi.

Je file (façon de parler) vers Manja après 80 km de piste toujours aussi éprouvante je dois prendre un bac pour traverser un fleuve important :le Mangoky. il est très large avec beaucoup de courant.

Problème le bac de marche pas car il n’y a plus d’essence, après quelques palabres avec les habitants du village voisin, plusieurs jeunes me proposent de faire cette traversée sur une pirogue. Pour moi c’est ok , pourquoi pas si ça marche, quelques temps plus tard ils me rejoignent sur le la rive avec non pas une pirogue mais deux pirogues reliées entre elles

Une fois le passage effectué, c’est un océan de sable qu’il faut traverser, au moins 2 km, effrayant, heureusement mes anges gardiens sont là pour m’aider.

Une fois de l’autre coté et ayant retrouvé la piste c’est plus d’une heure de discussions que j’ai avec eux sur leurs vies et leurs rêves, et tout cela malgré la barrière de la langue.