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Sur la route de Tuléar

La RN7 me mène vers le canal du Mozambique avec ses plages idylliques.

Comme depuis mon départ un grand nombre de barrages routiers freinent mon voyage, que se soient la police, les gendarmes ou les militaires ce sont plusieurs dizaines de contrôles.

Certains sont cools, d’autres folkloriques et quelques uns très rigoureux. C’est souvent l’occasion de contacts avec les forces de l’ordre qui sont toujours surprises de voir un « vacancier » se lancer dans une pareille ballade avec une aussi petite moto. En général il vaut mieux s’arrêter à ces barrages car ils sont souvent équipé d’une herse en travers de la route (bonjour les pneus)

 

C’est peu de temps avant d’arrivée à Tuléar que j’ai vu mon premier Baobab, il est là majestueux, j’allais le prendre en photo quant il s’est penché vers moi et ma dit à l’oreille « philippe tu es le bienvenu au pays des Baobabs »

Il fait très chaud, le soleil tape fort, mais à l’approche du bord de mer un brise un peu plus fraiche fait beaucoup de bien.

Petite confession

  

Il me faut avouer que je ne peux raconter par le menu ces journées passées à sillonner l’ile rouge, il me faut aller à l’essentiel et tant pis pour toutes ces scènes qui jalonnent les rues et les routes que j’emprunte chaque jour.

Aujourd’hui je quitte Fianarantsoa pour me rendre dans le massif de l’Isalo (prononcer ichal).

Encore une fois la RN7 traverse de vastes espaces montagneux où les paysages sont véritablement spectaculaires. J’irais même jusqu’à comparer cela aux paysages du grand ouest des USA

Ici il commence à faire très chaud, je suis plus au sud et cela se sent.

La végétation semble aride car c’est la sortie de l’hiver, bientôt tout sera vert.

Les villes et villages traversées sont animées et hautes en couleurs.

Une impression que c’est jour de marché chaque jour, car l’absence de commerces de distributions, oblige la tenue de marché quotidien, dans une belle pagaille chacun trouve, achète ou échange selon ses besoins.

De longues processions familiales marchent sur la route le matin très tôt pour rejoindre le bourg le plus proche et l’après midi pour rentrer chez eux.

Je passe la nuit chez Alice à Ranohira, c’est un des repaires des guides pour la visite du massif de l’Isalo,

L’ambiance y est festive et j’y fait la connaissance de 2 charmantes étudiantes en médecines qui partent le lendemain découvrir de fameux site de l’Isalo.

Pour moi c’est plus simple je repars au bon matin, mon challenge la piste de la RN9 m’attend.

Mais avant, je vais découvrir avec les derniers km de la RN7 la ville de Tuléar et ses environs : les plages d’Ifaty (prononcer Ifate).

Tuléar

La ville de Tuléar fait penser à une ville au bout du monde, une ville oubliée, mais active et festive.

Nous sommes samedi et ce soir c’est la fête comme chaque semaine.

Besoin de se détendre si loin de tout, c’est ce qui doit motiver les jeunes de Tuléar.

Je participe un peu à cette tradition en furetant au abord des boites de nuit et pendant mon sommeil en étant bercer par les musiques nocturnes.

Dans la journée, la promenade dans les rues de Tuléar sont reposantes, la ville est reposante, (plus tard je serais dans des villes encore beaucoup plus étranges, car encore en dehors du temps).

Je profite de cette étape pour faire le point sur la suite de mon voyage, il s’agit de ne pas me tromper car dès demain j’attaque le gros morceau : la piste, avec un petit essai d’une vingtaine de km en sable pour me rendre à Ifaty village du paradis sur terre.

 

C’est de Tuléar que partent les camions brousse vers le sud et le nord.

Les départs sont spectaculaires, hauts en couleurs, les camions chargés à bloque partent le soir à la fraiche et parcours les pistes de la savane pendant parfois plus de 30 heures. Les chauffeurs sont très courageux et aussi très habiles car je vais l’apprendre que le lendemain la piste c’est l’enfer.